Rien ne s’oppose à la nuit: le roman qui intrigue, hypnotise, bouleverse. Il interroge, aussi.
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence
C’est dans les manques que le roman puise sa force. Au fil des questions qui restent sans réponse, des trous impossibles à combler, se profile un personnage fascinant. Lucile, si fragile, si déterminée aussi, est infiniment émouvante. D’autant plus que Vigan ne la raconte pas comme une mère, mais comme une femme. La dernière partie du livre, récit en détail du suicide, est bouleversante: Lucile emporte avec elle tout le mystère de son mal-être.
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