“Un monde à portée de main”. Maylis de Kerangal invite à regarder différemment le monde et la place que chacun tente d’y trouver.

La història és senzilla, però com sempre l’escriptura de la Maylis de Kerangal ens submergeix en un univers inhabitual, alhora tancat en si mateix però connectat a la resta. Paula, Jonas i Kate s’ha trobat en una escola de pintura de Brussel·les. Aquí aprenen la reproducció, la tècnica del trompe-l’oeil o la facsímil, una escola com una porta tancada i oberta a l’art.

Les històries dels tres personatges s’enllacen durant el curs escolar i després. Però és la Paula Karst qui narra en primera persona. Amb una escriptura virtuosa, un vocabulari muscular alhora general i precís, i detalls fulgurants. Com cops de pinzell en el quadre d’una vida.

 

Les livres préféré des libraires. Palmarès Livres Hebdo Rentrée littéraire 2018 des romans français.

 

Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre. Elle pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde. C’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence. Recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale. Elle progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs. Eññe atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière. À portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise.